jeu. 10 | 02 | 11
Sur une scène totalement vide entrent, de façon décalée, le chorégraphe, Raimund Hoghe et ses huit danseurs. Tout de noir vêtus, ils forment une ligne endeuillée. On pourrait s’attendre à une danse funèbre mais chacun ôte sa veste et la dépose devant soi, comme le signe visible d’une pierre tombale. Les voici maintenant habillés de couleurs vives, le deuil effacé.
La mort est à nouveau au cœur de la pièce, thématique très présente dans l’ensemble des créations du chorégraphe. Cependant, ce « balcon ouvert » est synonyme d’ouverture à la vie. Nostalgie du rêve et mémoire collective s’y confondent dans une atmosphère de lente douceur et de déchirures intimes, de corps étonnants et de gestes épurés.
Le dramaturge a mis en place une musique mêlant tubes populaires internationaux (de la variété à la musique baroque en passant par le music-hall et le rock) et des chants traditionnels d’Espagne et d’Italie. La musique porte les danseurs dans un élan de vivacité et d’entrain. La pièce est un assemblage, la réunion d’un souvenir, d’un nom, d’un texte ou d’une atmosphère. Le tout créant l’alchimie de la danse.
C’est donc sous le signe de l’adieu et de la survivance que s’installe la nouvelle pièce de Raimund Hoghe.
Le balcon de l’Estive sera ouvert le mardi 15 février à 20h45.





