ven. 19 | 11 | 10
Le loup dans l’imaginaire
Loup… le mot a longtemps fait trembler villes et campagnes.
Prédateur des troupeaux, mangeur d’hommes, vecteur de la rage et de la peste ou bête maléfique, l’empreinte du loup marque l’imaginaire et l’inconscient collectif.
Par-delà la peur que  suscite l’animal, l’homme n’a eu de cesse de s’approprier l’image du loup avec un mélange de répulsion et de fascination. Dans l’ensemble des représentations figurées de l’animal, on le retrouve la plupart du temps représenté de manière exagérée : taille hors norme, noirceur du pelage, stéréotype du loup en position d’attaque toutes griffes et crocs dehors…
L’homme voit dans le loup la ruse et la malfaisance jusqu’au tournant du Moyen Age, où il incarne la bêtise. C’est le cas dans le Roman de Renart où la figure du d’Ysengrin opposé à maître Renart permet de tourner le loup en ridicule et, par là même, d’atténuer la peur qu’il suscite.
L’animal devient protecteur dans les histoires d’enfants-loups qui se retrouvent à toutes les époques comme en Italie, où la louve joue un rôle de protecteur nourricier, chez les Inuits et chez les Amérindiens.
A l’inverse, la littérature montre que si le loup partage des traits humains, c’est surtout pour en subir les travers. C’est le loup pervers du Petit Chaperon rouge de Charles Perrault ou le loup moqué des Fables de Jean de la Fontaine. Ces œuvres ont détourné à travers les siècles l’instinct sauvage de l’animal au profit d’une prédation à dimension sexuelle.
Le rôle du conte
Les contes de fées ont joué, dans notre enfance à tous, un rôle primordial. Ils nous ont charmé et, par la même occasion, ont eu une influence profonde sur nos premières représentations du monde et de nous-mêmes. Le conte peut être un outil thérapeutique, repérable par les enfants et leur famille, attractif, angoissant parfois, nécessairement constructif et  permettant un travail autour de la parole et de l’imaginaire.
Le petit Chaperon rouge est un conte de la tradition populaire qui connaît de nombreuses versions au cours de l’histoire et des sociétés. Il s’agit d’un conte d’avertissement qui contient des thèmes ayant trait à la sexualité ou à la violence.
Jean-Claude Grumberg revisite avec humour le célèbre conte populaire de Charles Perrault qui, sous sa plume, devient une allégorie douce-amère sur l’intolérance. Pièce en forme d’avertissement donc, qui prolonge le conte originel en de multiples échos et lui apporte une force nouvelle, en accord avec l’actualité ce qui ne lui ôte cependant en rien son caractère ludique et inventif.
Oseriez-vous faire le chemin jusqu’à l’Estive de Foix ou au Mas d’Azil, en prenant garde au loup, aux dates suivantes :
Lundi 22 et Mardi 23 Novembre à 14h15 à Foix – L’Estive, salle polyvalente
Mardi 23 Novembre à 20h45 à Foix – L’Estive, salle polyvalente
Samedi 27 Novembre à 19h30 au Mas d’Azil – Salle des fêtes
Ce spectacle est accueilli en partenariat avec le Festival Marionnettissimo.





















