mer. 18 | 05 | 11
Ce sentiment d’injustice, ils le connaissent, ils y font face tous les jours. Les sans-papiers se retrouvent complètement démunis dans la rue, oubliés de tous… De nombreuses associations viennent en aide à ces personnes délaissées sans pour autant leur assurer un avenir meilleur. Existe-t’il un moyen pour ces hommes et ces femmes de s’en sortir ?
En ce début d’année, une histoire a défrayé la chronique aux Etats-Unis, celle, incroyable, de Ted Williams, ancien animateur radio tombé dans l’oubli, l’alcool, la drogue et la délinquance qui, après plusieurs années de misères passées à mendier dans la rue, retrouve le sourire quand, un jour, un journaliste vient à sa rencontre. Il vient pour discuter avec lui et se rend compte de son talent caché, sa voix de stentor, typique des radios américaines. Le jour suivant, il revient, le filme et publie la vidéo sur le site du journal local.
La vidéo fait effet « boule de neige » et en quelques jours elle est relayée dans le monde entier. Ted Williams est invité sur de nombreux plateaux télévisés américains et les propositions de travail affluent. Il acceptera un emploi au sein de l’équipe de basket des Cavaliers de Cleveland comme speaker. Sa voix continuera de faire frissonner tout un pays.
Ce fabuleux destin est juste une petite lueur pour tous les autres sans-papiers dans un monde obscur. En effet, il s’agit d’une vaste question qui touche tous les états de la planète et leurs lois sur la circulation des hommes et des femmes !
Pour son spectacle, La Géographie du Danger, Hamid Ben Mahi s’est inspiré de l’histoire d’un sans-papier. Il vient nous la danser et nous la raconter, un excellent moyen pour nous sensibiliser sur ce fait d’actualité. Sa géographie sera le plateau représentant notre monde actuel.
Ses armes seront sa danse, le Hip-hop, une danse de rue née aux Etats-Unis dans les ghettos noirs de New-York, mêlant aspects festifs et revendicatifs et ses mots, choquants, provocants et percutants pour dénoncer cette exclusion.
Extrait du spectacle :
Jeudi 26 mai 2011 Ã 20h45 Ã l’Estive de Foix




