
Après un week-end allégé, seulement 8 heures de travail sur le samedi et le dimanche, toute l’équipe a attaqué la dernière semaine avant le grand final du 29 et 30 janvier.
Les participants débutèrent la semaine en étant fixés sur leur sort… leurs rôles.
Ils furent multiples, se situant sur le plateau ou hors-champs. Deux personnes furent chargées de toute l’organisation qui entoure la pièce, gestion des costumes ou des décors qui diffèrent suivant les scènes.
Les deux premiers jours furent consacrés aux dernières mises en place, choix des costumes, utilisation de l’espace, ajustement du son et des lumières, création des photos, coordination des musiciens…
Plusieurs groupes se sont créés en fonction des rôles et des scènes que les participants avaient en commun. La scène Nationale fut envahie par des participants venus des quatre coins du département. Les comédiens de la compagnie supervisèrent chaque atelier pour donner de précieux conseils, éliminer le stress avec des exercices de relaxation, aider les participants à apprendre leur texte, les soutenir lors des répétitions…
Les trois derniers jours, un filage quotidien a été effectué. Le premier filage dura un peu plus de deux heures. Le son, les lumières, les images, les vidéos… tous ces éléments s’enchainèrent au fil des scènes mettant en condition finale les participants. Un débriefing en fin de journée permit d’améliorer certains points. Les deux filages suivants furent plus rapides, les comédiens connaissaient mieux leurs textes et les montages photos et audio étaient terminés. Le travail de décontraction effectué par les comédiens de la compagnie fut précieux au vu de l’aisance générale sur scène.
Cette semaine s’acheva sur un dernier briefing et tout le monde se donna rendez-vous le lendemain pour le grand jour…
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Patrick, retraité depuis un an et demi, Monika, en Ariège depuis 16 ans, thérapeute de danse, et Chantal ont accepté de répondre à mes questions.
1) Quelles sont vos attentes sur cette quinzaine théâtrale ?
Patrick : C’est une découverte, une rencontre avec les gens, je veux me laisser aller. Je fais du théâtre depuis une dizaine d’année, j’écris des pièces, je joue. Cette aventure va aussi me permettre de découvrir François et son équipe.
Monika : Le plus important c’est d’apprendre comment François Cervantes met en route ses créations.
Chantal : C’est une découverte au jour le jour, de moments différents, d’écoute, d’engagement, de mode de travail. Observer comment une création se met en place avec une rapidité étonnante. Ce travail sur le théâtre m’intéresse.
2) D’où vous vient cette passion du théâtre ?
Monika : Elle est là depuis que je peux penser. Chaque fois que j’ai vu un espace, j’ai joué. Pour moi c’est plus le corps et la danse, exprimer ce qu’il se passe à l’intérieur.
Chantal : C’est une longue histoire. J’ai été amenée à faire du théâtre, à m’y intéresser. J’ai fait du théâtre semi-amateur.
3) Qu’est ce qui vous a poussé à franchir le cap et participer à cette aventure ?
Patrick : J’ai vu ça sur le programme de l’Estive. C’est une bonne opportunité, ce n’est pas courant de faire parti d’une aventure comme celle-là . Ce qui m’a attiré, c’est la performance de la situation, créer une pièce en 15 jours avec des amateurs. La curiosité est de savoir comment François Cervantès va réussir à tout gérer.
Monika : La passion pour le théâtre, la scène. J’ai créée quelques spectacles de danse dans mon village. L’important est de savoir comment nous pouvons transmettre l’art, ce qu’il se passe quand je regarde une toile, comment je comprends une sculpture.
Chantal : Le plaisir de la découverte, la curiosité. J’ai une profonde sympathie pour l’Estive, pour ce qui se fait. J’ai été aussitôt enthousiaste par la présentation de ce projet.
4) Que pensez-vous de cette opération menée par l’Estive ?
Patrick : Elle montre certaines démarches de l’Estive, c’est-à -dire de s’ouvrir aux autres, de faire venir des gens à l’Estive, de faire découvrir le théâtre, les coulisses et tout l’univers qui tourne autour de l’Estive.
Monika : Je trouve très intéressant d’avoir mis en place cette opération.
Chantal : Je la trouve extrêmement risquée, c’est un défi. C’est un cadeau. Le sujet de la pièce est intéressant, il offre une réflexion.
5) Quel est votre rôle dans la pièce ?
Monika : Je ne voulais pas du tout parler. Apprendre un texte par cœur me bloque. J’ai travaillé avec une comédienne, Nicole, il y a une discipline qui me fait peur mais si je me mets dans le jeu, je vois plein d’avantage.
Chantal : Pour le moment, je suis un petit peu en attente. J’ai fait quelques propositions. J’ai imaginé un personnage et écrit un texte afin de contribuer à la création.
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Quelques photos de ces deux semaines (cliquez sur la photo pour la voir en taille réelle) :
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