jeu. 3 | 02 | 11
Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un article sur le match exceptionnel des handballeurs français en finale du championnat du monde.
Non, cet article est consacré au week-end extraordinaire vécue par la trentaine de participants ariégeois, l’équipe de la compagnie l’Entreprise et l’équipe de l’Estive. Ces deux jours de représentation, de la pièce Pays à Vendre, clôturèrent deux semaines intensives de théâtre. Nous avons tous retenus notre souffle avant le lever du rideau…
Les journées ont débuté vers 13h pour finaliser les derniers détails et apaiser les participants pour la plupart tendus. Les comédiens de la compagnie ont joué un rôle très important de motivation et de préparation à la scène.
Le samedi, pour la petite anecdote, une scène a été modifiée au dernier moment, celle où la mère du petit Dominique part rejoindre son mari à l’estive. Au début, elle devait être toute seule sur le plateau et puis le petit Tristan (fils d’un comédien) a joué le rôle de Dominique. La scène a donc été répétée le jour même.
A 17h ce fut l’effervescence, entre 250 et 350 personnes ont assisté aux représentations, famille, amis, curieux, amateurs de théâtre, abonnés, médias… Tous venus pour célébrer cet événement !
Les deux spectacles ont reçu un accueil chaleureux du public dont le début, digne d’un film hollywoodien, avec une plongée sur l’Ariège depuis l’espace qui a scotché le public au fond de son siège pour la présentation du projet invraisemblable de Natural Limited.
Ces deux semaines d’aventure se sont conclues par la plus belle des fêtes avec un repas rassemblant tous ceux et celles qui se sont engagés pleinement. Qu’est ce qui a poussé toutes ces personnes à s’investir autant, à s’ouvrir, partager, créer, jouer, rencontrer, écouter ?
Chacun a sa réponse bien entendu…
Merci à tous pour ces moments merveilleux, votre engagement, votre disponibilité, votre performance, vos émotions et vos partages.
La dernière interview a été réalisée avec Yolande, retraitée, et Jean-Noël, arrivé en Ariège depuis seulement 5 mois et travaillant dans l’informatique industrielle.
1) Qu’avez-vous découvert au cours de cette expérience ?
Yolande : Pleins de choses. J’ai découvert comment fonctionnait une troupe, le vocabulaire propre au théâtre. Tout le monde écoute le metteur en scène attentivement.
Jean-Noël : L’univers de François Cervantès. Il a lancé une fiction-réalité autour du pays. Au début, tu n’y crois pas et il a eu la formidable capacité de nous y faire croire d’une certaine manière. Il a une capacité de persuasion qui nous a permis de donner une consistance à ce projet, alors qu’il nous semblait un peu transparent au début.
2) Que vous a-t-on appris ?
Yolande : Je voulais voir comment ils travaillaient, les rapports entre le metteur en scène, les comédiens et les techniciens, on voit qu’ils se connaissent bien. Ils ont l’habitude de travailler ensemble. Ce que j’ai trouvé de bien, c’est de se retrouver pour manger tous ensemble.
3) Qu’est ce qui vous a surpris ou déçu ?
Yolande : Pas du tout déçue. Ce qui m’a étonnée c’est que l’unité entre les comédiens de la compagnie, pour moi ce n’est pas évident. Il faut avoir un esprit d’acteurs.
Jean-Noël : La première fois que j’ai lu le texte, je me suis dit que personne ne croirait à ce bobard et finalement on arrive à y croire, à le rendre crédible.
4) Votre participation a-t-elle était à la hauteur de vos attentes ?
Yolande : Oui, très bien. Je suis très contente.
Jean-Noël : Je n’avais pas d’attente particulière. Je n’avais pas d’idées préconçues sur le rôle que j’avais à jouer ni sur la relation avec les autres. La seule attente, c’était la rencontre sur ce que pouvait nous apporter l’équipe de la compagnie. L’attente a été comblée à se niveau lÃ
5) Votre position vis-Ã -vis du trac ?
Yolande : Il faut faire attention. Il faut noter tout pour la mise en scène, le décor. Il ne faut rien oublier, tout mettre à la bonne place, à chaque fois ça change. On est bien aidé par Mehdi.
Jean-Noël : Trouillomètre à zéro.
6) Quel a été votre relation avec François Cervantès et les comédiens ?
Yolande : Je l’ai trouvé très sympa, poli et ouvert.
Jean-Noël : La présence des comédiens, avec nous, sur le plateau a été quelque chose d’extraordinaire. Ils nous ont mis en confiance, ils nous ont rassuré et nous ont permis de libérer de l’énergie. C’était un tapis roulant pour aller sur la scène.
Voici la vidéo réalisée par Ariège News :


















