Archive de ‘Cirque’

lun. 21 | 11 | 11
C’est de la balle !

Le week-end du 12 et 13 novembre fut l’occasion pour certains, petits et grands, de s’initier à la jonglerie.

Trois ateliers étaient au programme. Le samedi matin pour les enfants de moins de 10 ans, l’après midi, pour les enfants de 10 ans et plus et le dimanche pour les adultes. Julien Clément, comédien du Collectif Petit Travers, anima l’intégralité des ateliers sur le même programme.

Les parents, venus laisser leurs enfants, sont finalement restés et se sont fait entraîner dans ce monde du jongle.

Tout d’abord, échauffement et prise en main des balles de jonglages. Les participants ont pu se familiariser avec les balles, molle et rigide.

L’atelier se poursuivi sur divers exercices, travail sur les sensations et l’harmonisation avec le corps, imitation de la réaction de la balle avec le corps, explications sur les méthodes et les astuces  liés au jonglage, contrôle de la balle après rebond, travail sur l’équilibre, les yeux ouverts ou fermés.

Pour finir, une mise en situation du spectacle a été réalisée, les participants ont travaillé quelques figures de Pan Pot (de dos, par deux, on s’envoi la balle)

A la fin de chaque atelier, tout ce petit monde s’est réuni pour parler de la pièce Pan Pot ou poser d’éventuelles questions  sur le parcours ou l’actualité du comédien.

Le samedi, en fin de journée, Julien Clément a accepté de répondre à mes questions. Je vous laisse découvrir l’univers de ce jongleur.

Pouvez-vous vous présenter ?

J.C : Je m’appelle Julien Clément, j’ai 30 ans. J’ai commencé le cirque en loisir quand j’avais 6 ans jusqu’à mes vingt ans, à Besançon.  Je suis rentré à l’école de Rosny-Sous-Bois et de Châlons-en-Champagne. Depuis 2006, je suis devenu professionnel.

Dans un premier temps, j’ai travaillé dans un projet de Francesca Lattuada, chorégraphe italienne, pour l’inauguration du Centre Nationale de la danse à Pantin où pendant une vingtaine de minute, nous avons fait une élévation à travers les locaux où je jonglais.

J’ai travaillé aussi dans un opéra. J’interprétais un jongleur, dans un cabaret, en Angleterre, au début du XXème siècle.

Je travaille depuis 2006 avec Nicolas Mathis et Denis Fargeton pour Pan Pot, nous avons fait la création en 2009. C’est mon activité actuelle.

Je donne aussi des cours, qui vont des enfants aux adultes, aux débutants complets ou aux professionnels. Je travaille sur Chalon, au Lido à Toulouse, à l’étranger, Venezuela, Danemark, Cambodge…

Quelles sont vos projets à court terme et long terme ?

J.C : J’ai deux projets en parallèle. Un avec Denis, en duo. Nous avons effectué uniquement le travail préparatoire.

Je travaille aussi avec Nicolas, depuis Juillet, dans le cadre du Collectif Petit Travers, sur la mise en place d’un projet à 7 jongleurs et un compositeur, Pierre Jodlowski, sur le spectacle Les beaux orages qui nous étaient promis Ce projet va être mené de résidence en résidence jusqu’à sa création en 2013.

Nicolas a conçu les axes du projet. Nous nous sommes questionnés sur les chemins possibles qui mènent de l’individu au collectif et inversement. Par exemple, comment représenter un bal, et au milieu de cette foule, comment suivre le cheminement individuel d’une personne qui a un comportement corporel différent.

On travaille de nouveau sur les images de dos, sans se lancer les balles, chacun est garant des ses balles. Nous allons essayer de faire avancer la composition de manière homogène, la musique et le jonglage. Les balles évolueront en fonction du rythme, des sonorités, des variations de ton de la musique…

Nous voulons mettre l’accent sur la musicalité, sur les changements de tempo, de vivacité et de contacts avec les autres.

Comment est né le spectacle Pan Pot ?

J.C : On se connaissait déjà un peu avec Nicolas et Denis. Nicolas est venu avec des idées, la mise à distance entre le jonglage et le jongleur  a amené petit à petit le dispositif où on tourne le dos au public. Nicolas et Denis ont déjà travaillé ensemble sur un spectacle il y a 10 ans. J’ai découvert énormément de choses à leur contact, sur l’écriture, le travail rythmique…

Nous voulions faire une pièce articulée autour du jonglage comme un langage. Aves des codes qui apparaissent, des variations amenant des impressions de surprise. Nous avons cherché à créer un lien entre le jonglage, la musique, l’utilisation des mannequins et la lumière. Simon Carrot a apporté un regard extérieur à la pièce. Il était la pour nous garantir que le résultat et les perceptions que nous voulions passer étaient bons.

Enfin, nous avons rencontré et accueilli Aline Piboule, pianiste, par la suite.

Pourquoi avoir choisi une sonate de Beethoven ?

J.C : On s’est rendu compte qu’on aimait tous les trois cette musique. On l’écoutait parfois en travaillant. On s’est rendu compte que la musique donnait une distance un peu dramatique alors que le reste est  plus dans l’humour, le choc des deux était intéressant.

Il y a d’autres compositeurs dans la pièce, Mozart, Bach, Mauricio Kagel, Ligeti, Liszt…

Sur les durées et les impacts avec les balles, c’était pertinent d’utiliser cette musique. Nous avons construit à partir de celle-ci.

Quel est votre ressenti sur les ateliers ?

J.C : C’est vraiment très agréable de travailler dans un tel espace (sur le plateau de l’Estive). Autant le chapiteau est un endroit magique pour un spectacle, surtout pour le cirque, autant sur le plateau, nous avons tout l’espace désiré pour s’entraîner.

Le public prend la place des comédiens. On voit que la qualité d’écoute est présente. On a l’espace pour être libre. Je suis content du résultat.

mar. 25 | 10 | 11
Interview de Marc Fouilland, directeur du festival CIRCa !

Comme chaque année, et ce depuis 24 ans, la ville d’Auch accueille le festival CIRCa. Pour vous présenter ce festival, son directeur, Marc Fouilland a accepté de répondre à mes questions.

Le festival se tiendra du 21 au 30 octobre en plein cœur de la ville d’Auch. Les représentations se tiennent au cœur de la ville dans différents lieux équipés à cet effet.

Présentation du festival.

Marc Fouilland : Il a démarré il y a 24 ans. Ce festival présente l’actualité circassienne et les différents acteurs qui y sont rattachés. C’est un rendez-vous pour les passionnés de cirque, en tant que discipline et spectacle. Le festival offre un point de vue vitrine de la représentation circassienne des 12 derniers mois. C’est le principal rendez-vous autour du cirque d’aujourd’hui, français et européen.

Comment s’est déroulée l’édition précédente ?

M.F : Nous avons été moins fournis en spectacle. Nous avions eu 7 jours de festivités pour 17 spectacles, 77 représentations et entre 25 000 et 30 000 spectateurs. Cette année, nous accueillons 24 spectacles pour environ 85 représentations.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition ?

M.F : Cette année, le festival est un peu particulier, c’est la dernière édition dans cette organisation. Pour les 25 ans, en 2012, nous préparons quelque chose de nouveau. En effet, la caserne d’Espagne à Auch est en cours d’aménagement pour créer un pôle cirque. Le festival CIRCa 2012 s’y déroulera. Cette année va nous permettre d’annoncer la prochaine.

Pour cette saison, nous accueillons beaucoup de spectacles plus riches en création. La programmation est très diversifiée, du simple solo de jonglage à des formes plus complètes, par exemple, Tube de la compagnie Mauvais Esprits.

Présentation de Géométrie de caoutchouc.

M.F : Ce spectacle, créé à Nantes, dépasse le cirque, c’est un objet de poésie. La particularité vient de son dispositif, quadri-frontal, et de l’objet avec lequel les comédiens vont interagir, la réplique intégrale d’un chapiteau. Il peut être assimilé à une grande marionnette où les artistes évolueront à l’intérieur et à l’extérieur de celle-ci. Les comédiens vont monter, démonter, glisser, grimper… sur cette structure…

Que représente le Réseau Sud pour les structures qui en font partie ?

M.F : C’est un atout formidable de faire partie de ce réseau. Nous pouvons présenter des spectacles d’envergure nationale et internationale. Nous n’aurions pas pu proposer Géométrie de Caoutchouc sans les aides régionales. C’est une grande chance d’avoir pu mettre en place ce projet il y a 5 ans.

lun. 11 | 04 | 11
Toujours plus haut !

XY, comme le nom de la compagnie venue présenter ce spectacle, mais aussi deux lettres représentatives de la mixité présente sur le plateau.

18 interprètes, des femmes(X) et des hommes(Y), partis à la rencontre du public pour s’envoyer en l’air sans redescendre, danser, chanter, parler. Le tout mélangeant poésie, musique et acrobatie.

Passés de la rue à la scène, ces 18 acrobates porteurs et voltigeurs vont vous séduire. Le nombre, 18, laissant tout autant d’opportunités de créer une rencontre, un moment unique avec le public.

Les XY vont prendre leur envol avec grâce. Les figures prennent toutes leur grandeur dans les airs. Double tour humaine, rempart à deux étages de garçons et de filles, pyramides humaines : les acrobates créent et déforment leur imagination et leur géométrie.

L’apesanteur n’a plus de secret pour eux, ils ont des centaines d’heures de vols ensemble, des gestes millimétrés réalisés avec justesse et une adresse collective. Une seule et même pensée les habite, créer une symbiose au sein du groupe pour ne faire plus qu’Un avec leurs corps.

Retenez votre souffle et embarquement immédiat pour ce spectacle de haute voltige…

Vidéo du spectacle :

Dimanche 10 avril à 17h et lundi 11 avril à 20h45 à l’Estive de Foix

lun. 10 | 01 | 11
Vivre le grand amour…du cirque

Une belle rencontre furtive et sincère, profonde et légère avec un homme vous attend à l’Estive. Il s’appelle Thomas, il est circassien, il est avec vous sur scène, et il vous raconte en paroles mais aussi en action avec des pirouettes impressionnantes une vraie histoire d’amour.

De tout son être, de tout son corps et de toutes ses forces, Thomas vous parle… Il vous parle d’amour de toutes les manières existantes. Aussi bien de ses histoires d’amour que de celle de princesses… Rire, sourire, émotion, et au final un vrai grand plaisir de cirque et d’histoires.

Pour écouter Thomas parler d’amour, il faut prendre place près de lui (petits et grands), sur ses gradins, tout autour de la piste et se serrer un peu. Pour raconter ses histoires, Thomas apporte tout : ses accessoires, ses costumes, ses instruments, sa passion, son plaisir, son talent et tout ce que son corps sait faire. Il prend aussi les mots, les silences, les gestes hésitants et les envies secrètes.

Alors il se confie, reconsidère les choses, vous frôle de sa roue allemande, esquisse des équilibres… Et on resterait bien encore un peu plus là, à écouter ce héros fragile se dévoiler, s’exposer et partager avec nous ses secrets.

Jaudi 13 janvier à 20h45 à l’Estive de Foix.

Vendredi 14 janvier à 20h45 à La Bastide de Sérou – Salle Jean Nayrou

Samedi 15 janvier à 19h30 à Daumazan – Salle Municipale