Archive de octobre 2011

mar. 25 | 10 | 11
Interview de Marc Fouilland, directeur du festival CIRCa !

Comme chaque année, et ce depuis 24 ans, la ville d’Auch accueille le festival CIRCa. Pour vous présenter ce festival, son directeur, Marc Fouilland a accepté de répondre à mes questions.

Le festival se tiendra du 21 au 30 octobre en plein cœur de la ville d’Auch. Les représentations se tiennent au cœur de la ville dans différents lieux équipés à cet effet.

Présentation du festival.

Marc Fouilland : Il a démarré il y a 24 ans. Ce festival présente l’actualité circassienne et les différents acteurs qui y sont rattachés. C’est un rendez-vous pour les passionnés de cirque, en tant que discipline et spectacle. Le festival offre un point de vue vitrine de la représentation circassienne des 12 derniers mois. C’est le principal rendez-vous autour du cirque d’aujourd’hui, français et européen.

Comment s’est déroulée l’édition précédente ?

M.F : Nous avons été moins fournis en spectacle. Nous avions eu 7 jours de festivités pour 17 spectacles, 77 représentations et entre 25 000 et 30 000 spectateurs. Cette année, nous accueillons 24 spectacles pour environ 85 représentations.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition ?

M.F : Cette année, le festival est un peu particulier, c’est la dernière édition dans cette organisation. Pour les 25 ans, en 2012, nous préparons quelque chose de nouveau. En effet, la caserne d’Espagne à Auch est en cours d’aménagement pour créer un pôle cirque. Le festival CIRCa 2012 s’y déroulera. Cette année va nous permettre d’annoncer la prochaine.

Pour cette saison, nous accueillons beaucoup de spectacles plus riches en création. La programmation est très diversifiée, du simple solo de jonglage à des formes plus complètes, par exemple, Tube de la compagnie Mauvais Esprits.

Présentation de Géométrie de caoutchouc.

M.F : Ce spectacle, créé à Nantes, dépasse le cirque, c’est un objet de poésie. La particularité vient de son dispositif, quadri-frontal, et de l’objet avec lequel les comédiens vont interagir, la réplique intégrale d’un chapiteau. Il peut être assimilé à une grande marionnette où les artistes évolueront à l’intérieur et à l’extérieur de celle-ci. Les comédiens vont monter, démonter, glisser, grimper… sur cette structure…

Que représente le Réseau Sud pour les structures qui en font partie ?

M.F : C’est un atout formidable de faire partie de ce réseau. Nous pouvons présenter des spectacles d’envergure nationale et internationale. Nous n’aurions pas pu proposer Géométrie de Caoutchouc sans les aides régionales. C’est une grande chance d’avoir pu mettre en place ce projet il y a 5 ans.

VN:F [1.9.9_1125]
VN:F [1.9.9_1125]

ven. 7 | 10 | 11
La bande originale du cinéma à l’Estive

La saison de l’Estive c’est aussi du cinéma sur grand écran. Pour découvrir le cinéma contemporain, le cinéma d’auteur, des courts-métrages ou pour s’ouvrir sur le monde autour de thématiques invitant à la curiosité.

Le cinéma à l’Estive c’est aussi, dans tout le département, le circuit itinérant Ariège Images. Suivez-nous, au cours de l’année, dans les différentes vallées et vivez  l’expérience du 7ème art.

Du cinéma d’animation pour les plus jeunes au mois du documentaire pour les plus passionnés, il y en a pour tous les goûts. Le mois d’octobre sera l’occasion de découvrir le cinéma espagnol, grâce à un partenariat avec le festival Cinespaña de Toulouse (http://www.cinespagnol.com/new/)  et bien d’autres projets que je vous propose de découvrir dans l’interview, ci-dessous, avec la responsable de la programmation cinéma de l’Estive, Patricia Pailleaud.

Pouvez-vous me parler de Cinespaña?

C’est la deuxième année qu’il existe une programmation Cinespaña. Comme l’an dernier, la programmation est préparée à partir d’un ensemble de films : ceux diffusés par le festival Cinespaña de Toulouse, qui ne sont pas distribué en France et viennent spécialement en Midi Pyrénées, et un choix de films espagnols distribué en France sortis récemment. Il n’y a pas à proprement parler  de thématique, l’idée est de proposer un panorama de ce qui existe dans le cinéma espagnole en privilégiant la diversité des types de films et de thèmes, avec le désir de montrer ce qui peut être le plus original ou novateur.

Quels seront les films présentés à l’Estive ?

Cette année, nous présentons entre autre l’incontournable film de Pedro Almodovar La Piel Que Habito qui sort complètement du registre habituel du réalisateur.

Ensuite, pour la première fois un pur « film de genre », Ballade Triste Sin Trompeta, dont le réalisateur, Alex de la Iglesia, est le provocateur du cinéma espagnol. C’est un film qui parle de la guerre d’Espagne mais avec la démesure, l’outrance et le côté baroque du réalisateur. Un film qui décoiffe !

Pa Negre parle de l’après guerre d’Espagne et montre les traces de cette guerre, les blessures qui ne se sont pas refermées. L’histoire des deux camps marque encore les esprits et on s’aperçoit comment toute la vie d’un village est conditionnée par la position de chacun pendant la guerre. Ce film a été récompensé par 9 Goya (prix décerné chaque année et destiné à couronner les meilleures productions du cinéma espagnol). C’est le film de l’année en Espagne !

Cenizas del cielo raconte l’histoire d’un écossais et qui va rencontrer un paysan qui se bat contre une central thermique. C’est une fiction avec un aspect documentaire, qui aborde les questions d’environnement, de préservation des sites de montagne.

Quelles seront les projets de l’année?

Cette année, j’ai le projet de proposer des films en avant-premières. J’espère y arriver. Je fais aussi un test avec Ballade Triste Sin Trompeta,  un « film de genre », afin de toucher un nouveau public, plus jeune, l’amener à découvrir un autre cinéma.

Nous gardons des rendez-vous comme le mois du Documentaire ou le mois d’Amérique Latine qui ont trouvé leur public et sont apprécié. Des partenariats ponctuels seront toujours organisés avec les personnes, les associations qui le souhaitent, autour de thématiques. Par exemple avec la MAIF autour de questions de société.

Chaque mois je propose aux établissements scolaires un film, touchant à des disciplines transversales.

Est-ce que ce serait intéressant de rajouter une nouvelle thématique pour un mois précis ? Le festival Cinespaña se déroulant à Toulouse, il en existe d’autres dans la ville rose comme le festival du film chinois, le festival du film marocain…

Je ne suis pas trop dans un esprit de collection. C’est bien de proposer une grande diversité de films et de genres. Je suis plutôt pour le partenariat, travailler avec des gens qui ont un enthousiasme, qui le communique et qui ont envie de le faire partager.  Cinémas d’Amérique Latine, existe depuis 6 ans, le public est fidèle, nous montons des opérations avec des écoles. C’est un partenariat dynamique ou nous créons des actions nouvelles d’années en années.

Quel sera le thème pour le mois du documentaire ?

Cette année le thème est « les révolutions arabes ». Les changements en cours au proche Orient sont les faits marquants de l’année. Des cinéastes ont filmé ces mouvements et il est intéressant de voir les profonds bouleversements qui sont à l’œuvre dans cette région du monde. Ces films offrent un regard sur la Tunisie et l’Egypte qui change de celui que donne les médias.

Retrouvez le programme cinéma sur notre site internet, ici.

VN:F [1.9.9_1125]
VN:F [1.9.9_1125]