Archive de mars 2011

jeu. 31 | 03 | 11
Les lordatois en voyage théâtral

Un village en bout de route, Lordat, situé à 900 mètres d’altitude dans une vallée ariégeoise.

Un château, domine le village les maisons et les habitants, la trentaine d’oiseaux de proie vivant là : aigles, buses et faucons veillent sur les lordatois. Grâce à leur vue perçante, ils scrutent les environs et les moindres faits et gestes de la population. Ils vont assister à un manifestation inhabituelle.

Un homme, Philippe Forcioli, écrivain et musicien, qui possède le don et l’art de conter une histoire en captant l’attention de son public, est venu au cÅ“ur de Lordat pour lire divers textes de Jean Giono. Une quarantaine d’habitants ont participé à cette lecture, certains ont pu découvrir l’œuvre de l’auteur ou se la remémorer.

A la fin de la soirée, fort du succès de cette lecture, les habitants furent invités à la pièce Au bout de la route, de Jean Giono mis en scène par François Rancillac qui allait se jouer sur la scène de l’Estive. Les lordatois furent enthousiastes et sous le charme de ce moment fort, ils se donnèrent rendez-vous le 22 mars pour un voyage d’un bout de la route à un autre.

Mardi soir dernier, à Lordat, un bus attendait une trentaine d’habitants
pour les emmener jusqu’à l’Estive. Les oiseaux, perchés du haut de la tour, assistèrent impuissants au départ de leurs protégés. Ils restèrent, là, à défendre le village fortifié, tout en espérant un retour des leurs hôtes.

Une heure plus tard, les voilà arrivés devant l’Estive. Les sourires sur les visages traduisaient leur joie de tous se retrouver pour ce moment si particulier, si précieux… Un verre de bienvenue les attendait et ils ont pu profiter du vernissage de l’exposition de Geneviève Lagarde avant la représentation.

Le maire et deux autres habitants ont accepté de répondre à mes questions. La lecture des textes de Giono fût « très appréciée, ceux qui étaient dans la salle se sont régalés » résume le maire, pour un habitant qui n’a pas pu s’y rendre et il l’a regretté parce que « sa femme a trouvé cela très bien. C’est bien de nous avoir proposé ça, c’est un plaisir. » Ce qui a le plus marqué le maire est « la façon dont Philippe Forcioli raconte. Les textes sont vraiment prenants, si nous n’avons pas envie d’écouter nous sommes obligés de rentrer dans l’histoire ».

A la question de savoir si les habitants attendent qu’un inconnu vienne animer le village, ils m’ont répondu « qu’il l’avait déjà ou plutôt qu’ils les ont déjà, les anciens, ce sont eux qui font vivre le village en nous contant pleins d’histoires, des légendes pour les transmettre de générations en générations… ».

Enfin, pour le maire, ce moment montre que l’on n’oubli pas les petits
villages.

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ven. 25 | 03 | 11
Brazùk – Un tourniquet dans un salon

Entre le jazz et la chanson française, Brazuk nous propose une musique ou la mélodie instrumentale s’allie avec le timbre suave de sa voix pour nous dévoiler la part de mystère qu’il y a en toutes choses. Majoritairement accompagné de guitare sèche, de piano et de contrebasse, les sonorités jazz, et même jazz manouche, s’allient à la poésie de ses textes pour nous donner envie de ne plus arrêter de l’écouter.
Brazuk a déjà sorti un premier album, Un Tourniquet Dans Un Salon, dont le titre a lui seul résume la philosophie de ce chanteur. Dans cet opus, Brazuk nous parle d’amour, et de la vie, avec une légèreté et même une naïveté qui ne peuvent laisser indifférents.

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ven. 25 | 03 | 11
X Makeena – Instinct Derive

Depuis sa formation en 2004, le phénomène X makeena ne cesse de prendre de l’ampleur.
Les symptômes : une musique décalée ou se mêlent habilement drum’n'bass, bip hop, dub et électro, un spectacle extrêmement visuel avec un décor et des machines, des costumes et des musiciens qui ne cachent pas leur talent. Au programme : human beat box, ruptures inattendues, atmosphère déjantée, Il faut dire que le groupe n’en est plus à sa période d’essai puisque l’année 2009 a vu fleurir Derrière l’Oeil, troisième opus du groupe.
Mais le combo X Makeena ne fait pas que des adeptes, du fait d’une musique agressive et d’un univers surprenant, auxquels n’adhéreront pas tous. Mais est-ce une faiblesse ou une force?

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ven. 25 | 03 | 11
Groundation – Here I Am

Même après leur neuvième album, Here I Am, sorti en 2009, Groundation sait toujours surprendre.

Leur musique, portée par l’emblématique chanteur J.H Stafford, oscille entre le savoir-faire du jazz, les tempos reggae et la philosophie rasta. Un bouquet explosif où se mélange passion et raison, blues et joie de vivre, sentiments de tous horizons.

Car quand on atteint un niveau tel que celui là, les mots ne suffisent plus et la musique à elle seule exprime tout ce qui peut-être dit, même plus. Et cela Groundation le sait, et excelle comme dans leur chanson Walk Upright.

Dans cet album, Groundation nous entrouvre une porte vers la liberté individuelle, le bonheur universel, à travers laquelle filtre une légère odeur de sous-bois et le son lointain des tam-tams.

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ven. 25 | 03 | 11
The Blacks Keys – Brothers

The Blacks Keys, originaire d’Ohio, est composé d’un guitariste chanteur et d’un batteur. Ils ont sorti en 2010 leur album Brothers.

C’est depuis cette sortie que le groupe commence à se faire un nom, bien que s’inscrivant dans un courant blues-rock déjà largement exploité. Souvent comparés au White Stripes, du fait de la composition du groupe, The Black Keys a encore du chemin à faire pour arriver au niveau de ceux dont la renommée a traversé le monde.

Leur album, bien que largement récompensé aux Grammy Awards, nous propose un assortiment de chansons qui se suivent… et malheureusement se ressemblent. Un groupe qui ravira les amateurs de blues-rock, mais qui laissera sur leur faim ceux à la recherche de nouvelles sonorités et d’univers à découvrir.

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