Archive de février 2011

jeu. 24 | 02 | 11
Un spectacle déguisé en service

Assez des tâches ménagères ? Vous n’avez pas assez de temps pour nettoyer votre maison ? Votre appartement ? Plusieurs personnes ont embauché une équipe de nettoyage du 1er au 12 mars. Pendant une heure, Vadi et Lofo vont investir leur maison pour une comédie pleine d’espoir, d’attentes et de poésie.

En authentiques clowns économiques, Vadi et Lofo, cherchent à s’inventer un travail, en réfléchissant sur de nouveaux projets, tous plus extravagants et fantaisistes les uns que les autres pour s’en sortir. Service de destruction d’œuvres d’art de rédaction de lettres d’amour, de location d’organe ou alors se lancer dans le théâtre, voilà les idées farfelues qui germent dans la tête de ces deux comédiens.

Entre réalité et théâtre, ils se jouent de toutes les frontières géographiques, économiques et humaines. Ils créent un monde utopique pour se sortir de leur réel uniforme et épuisant. Critique de notre monde actuel, ce projet théâtral va balayer tous nos préjugés.

La vidéo suivante a été réalisée par Patricia Pailleaud lors de la précédente saison à l’occasion du spectacle de Michel Laubu, 2 Pierres.

Du mardi 1er mars au samedi 12 mars à 20h45 (relâche les 4,6,7 et 11/03) à domicile

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mar. 15 | 02 | 11
Un disque de chevet pour voyager

Comment parcourir le monde sans voyager ? Venez assister au concert de Ballaké Sissoko et Vincent Segal . Ce duo, c’est l’évidence
d’une rencontre, entre un joueur de kora et un violoncelliste.

En duo, c’est surtout avec les oreilles, le premier instrument du musicien, que tout se joue. Cet art de la conversation basé sur l’entente et l’attention à l’autre, le joueur de kora et le violoncelliste le poussent à son plus haut degré de justesse dans Chamber Music. Cet album n’aurait pu être que le témoignage d’une brève rencontre placée sous le signe du métissage des cultures, africaines et occidentales. C’est bien plus que ça.

Dès les premières mesures de ce disque, cela sonne comme une évidence : ceux-là s’écoutent, cela s’entend. Il y a chez l’un comme chez l’autre le même souci de la note juste, le même esprit d’aventure, la même envie d’échanger, de partager et de confronter leur art et leur savoir.

Dans l’album, il n’est jamais question de confrontation entre la kora et le violoncelle, mais au contraire de chants, joints au silence de la nuit malienne au cours des trois sessions d’enregistrement durant lesquelles les musiciens sont allés tutoyer l’essentiel, une rencontre intime dans le langage des anges.

Véritable musique de chambre d’aujourd’hui, à mi-chemin entre l’Afrique et l’Europe, ce disque se veut rare et précieux : deux sensibilités à l’unisson, sur la même longueur d’onde.

Voici deux vidéos extraites de leur album :

Vendredi 25 février à 20h45 à Saint-Girons – Eglise

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jeu. 10 | 02 | 11
Un moment rare !

Sur une scène totalement vide entrent, de façon décalée, le chorégraphe, Raimund Hoghe et ses huit danseurs. Tout de noir vêtus, ils forment une ligne endeuillée. On pourrait s’attendre à une danse funèbre mais chacun ôte sa veste et la dépose devant soi, comme le signe visible d’une pierre tombale. Les voici maintenant habillés de couleurs vives, le deuil effacé.

La mort est à nouveau au cœur de la pièce, thématique très présente dans l’ensemble des créations du chorégraphe. Cependant, ce « balcon ouvert » est synonyme d’ouverture à la vie. Nostalgie du rêve et mémoire collective s’y confondent dans une atmosphère de lente douceur et de déchirures intimes, de corps étonnants et de gestes épurés.

Le dramaturge a mis en place une musique mêlant tubes populaires internationaux (de la variété à la musique baroque en passant par le music-hall et le rock) et des chants traditionnels d’Espagne et d’Italie. La musique porte les danseurs dans un élan de vivacité et d’entrain. La pièce est un assemblage, la réunion d’un souvenir, d’un nom, d’un texte ou d’une atmosphère. Le tout créant l’alchimie de la danse.

C’est donc sous le signe de l’adieu et de la survivance que s’installe la nouvelle pièce de Raimund Hoghe.

Le balcon de l’Estive sera ouvert le mardi 15 février à 20h45.

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mar. 8 | 02 | 11
Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien : dansez maintenant.

Un spectacle, placée sous le signe de la fable et de la danse vous est présenté le jeudi 10 et le vendredi 11 février à l’Estive.

5 fables de La Fontaine servent de détonateurs à une mise en scène jouant sur l’harmonie entre les différents langages de la scène.

Rythmé par ces langages, le spectacle se veut musical et dynamique. La musique, interprétée par des musiciens de formation classique, enrichie l’interprétation des mouvements corporels. Les costumes d’époque et les masques sont utilisés en tant qu’éléments venant déformer le corps, proche du travail du masque.

Les fables présentées regroupent uniquement des héros sous la forme d’animaux afin de mieux se pencher sur le comportement humain.

Les lumières séparent le plateau en deux zones, le monde sauvage et le monde civilisée, l’humanité face à la férocité, la fable face à la réalité.

C’est l’univers de La Fontaine qui se dessine, se réinvente et se danse sur scène sans oublier la morale : révéler les vices de l’Homme afin de l’instruire.

Des fables encore d’actualités de nos jours…

*Jeudi 10 et vendredi 11 février à 14h15 à l’Estive de Foix.

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jeu. 3 | 02 | 11
Un voyage imaginaire vous ouvre ses portes


Confronter votre propre imaginaire de l’Afrique à celui d’un quatuor à cordes vous est proposéà l’Estive de Foix.

Jouant de deux violons, d’un violoncelle et d’un alto, les quatre musiciens nous proposent une pièce en quatre mouvements intitulée Impressions d’Afrique.

Ce spectacle est né d’une rencontre entre le quatuor et Moriba Koïta, grand griot malien et joueur de n’goni, petite guitare malienne. Ensemble, ils se sont mis à jouer, à s’écouter, à inventer. Ensemble, ils créent et reprennent quelques pièces de compositeurs. Le tout porté généreusement par les mots colorés et poétiques de Moriba Koita créant ainsi une colonisation à l’envers, celle de de l’Afrique de l’Ouest sur la musique européenne.

Dédié aux musiques du 20èmes et 21èmes siècle, le Quatuor à cordes Béla explore à son tour la créativité foisonnante du continent noir.

Enfin, quelques tableaux d’une Afrique imaginée par Frédéric Aurier (membre du quatuor Béla) englobent la pièce, ce sont ses propres Impressions d’Afrique.

*Concert le Vendredi 4 février à 20h45 à l’Estive de Foix

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