Archive de janvier 2011

mar. 25 | 01 | 11
Chapitre 2 : Après les présentations, place à l’action…

Les journées du mardi, mercredi et vendredi furent l’occasion pour les participants d’être mis en situation sur la scène afin de mieux sentir l’influence du public dans la salle.

Dans un premier temps, les participants se sont adaptés au texte dans un exercice d’improvisation tout en gardant l’évolution de la pièce. Cette mise en condition a permis à François Cervantès et aux comédiens de cerner les différentes personnalités des participants qui ont choisi au début de la séance les personnages qu’ils souhaitaient interpréter.

A la fin de la journée, j’ai pu discuter avec deux participantes qui m’ont partagé leurs sentiments sur ces deux premiers jours, sur leurs motivations, leur passion du théâtre et leurs attentes.

Michelle, habitante de Pamiers, pour qui cette opération est une découverte, un vieux rêve, un plaisir de travailler avec une compagnie et un metteur en scène aussi professionnel que François Cervantès. Dans la pièce, elle tient un rôle de résistante au projet de développement de l’Ariège. Pour elle, la passion du théâtre est en elle depuis toujours avec un besoin de création. Cette opération est pour elle un projet de grande ambition.

La deuxième participante, Maïté, retraitée, ancienne éducatrice spécialisée, s’attend à vivre une aventure unique, c’est une expérience à ne pas laisser passer, le travail avec une vraie compagnie, ce mixage avec la trentaine de participants, est quelque chose d’extraordinaire. Maïté est dans une compagnie de théâtre à Brassac activité. Sa curiosité, son enthousiasme, Maïté est partie prenante de toutes les expériences qui peuvent avoir lieu. Pour le moment cette expérience est très enrichissante. En conclusion, Maité espère que cette opération soit positive et donne envie de recommencer, peut être sous une forme différente….

Les journées du Jeudi et du Vendredi se sont enchaînées sur le même rythme que la veille. François Cervantès a distribué des rôles à chaque participant. Appuyés du texte, ils sont revenus sur le plateau jouer la pièce dans son intégralité. Musiques, photos, vidéos… Les participants commencent à travailler avec des éléments extérieurs.

A la fin de cette première semaine, des affinités se sont créées, tous les participants vont dans la même direction avec entraide, conseil et enthousiasme…

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mar. 25 | 01 | 11
Chapitre 1 : La rencontre entre une compagnie, un théâtre et des participants…

« Pays à vendre… Pays à vendre !!! »

Non ce n’est pas un marchand ambulant qui crie ainsi dans les rues de Foix…

« Pays à vendre » est à la fois :

Un texte de François Cervantès, auteur et metteur en scène de la Compagnie l’entreprise. Un texte, universel, mais qui se déroule en Ariège. Une histoire qu’il a imaginée après de multiples visites et rencontres en Ariège, organisées par l’Estive.

30 ariègeois qui feront vivre ce texte sur scène, pour 2 représentations, après 2 semaines de travail intense avec François Cervantès et les 4 comédiens de la compagnie.

La réunion, autour de ce projet d’une compagnie l’Entreprise de Marseille, de l’équipe de l’Estive, et de volontaires, habitants en Ariège, pour une vraie aventure de théâtre !

Une première semaine vient de se passer…
Racontons-la !

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Cette première séance fut l’occasion pour les participants de s’imprégner du texte écrit par François Cervantès. Après la présentation des différents acteurs et intervenants sur « Pays à Vendre », une lecture générale a été effectuée par la trentaine de participants présents sur la scène. En cercle, assis sur des chaises, chacun découvre le texte à haute voix… L’alchimie commence, les voix résonnent sur scène.

L’histoire de Pays à vendre se déroule à la frontière entre réalité et fiction : une grosse firme internationale Natural Limited s’installe en Ariège pour construire un projet de tourisme exceptionnel qui provoque de multiples confrontations….

A la fin de la lecture, les participants donnent leur avis sur le texte : réduire certains temps d’intervention, rajouter certains éléments importants, accentuer quelques événements ou travailler un peu plus le côté surréaliste…

L’intérêt principal de cet exercice est de se confronter (tous ariégeois d’origine ou non) à une pièce se déroulant dans leur région et ainsi permettre à François Cervantès de connaître les réactions, les sentiments, les ressentis de personnes vivant dans ce territoire.

Tous les participants sont enthousiasmés de participer à cette œuvre mais que diraient-ils si ce projet leur était réellement présenté dans les années futures…

La séance s’est terminée sur une dernière présentation et tous les participants se sont quittés en se donnant rendez-vous le lendemain.

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A la fin de l’atelier, François Cervantès a accepté de répondre à quelques questions sur le projet :

Comment est née cette opération menée par l’Estive ?

Elle est née un peu d’une discussion, donc je ne suis pas surpris, ça fait deux ans qu’on y travaille et que nous avons relation privilégiée, depuis longtemps, avec Michel Pintenet. Je le connaissais d’avant même l’Estive, donc ce sont des discussions sur la façon d’exercer nos métiers, quelles relations existent-ils entre une compagnie et un théâtre, le public, comment les choses se construisent-t-elles dans le temps, ce sont des questions qu’on partage, on a chacun nos manières d’y répondre. Le projet est né de tout cela.

Comment ont été accueilli les participants ?

Ce qui est bien, c’est que l’on ne pose pas des questions de théâtre, on parle d’un sujet, et petit à petit j’espère qu’on va aller vers quelque chose qui va faire « théâtre » mais sans qu’on en parle, de mettre en avant le spectacle qui est créé, que ce soit plutôt une question de sujet.

L’expérience a-t-elle déjà eu lieu dans un autre théâtre ?

C’est la première fois que je travaille avec un groupe aussi large. Notre volonté avec Michel, que ce ne soit pas des gens de « théâtre », que ce soit ouvert à des gens qui avaient envie de faire une expérience, qui passe par le théâtre mais aussi une expérience sur comment on partage la parole entre nous et comment on construit quelque chose.

Quelles sont les qualités qu’il faut pour jouer une pièce de théâtre ?

Ca dépend qui la monte, pourquoi, est-ce qu’il faut une technique, sans doute mais pour en acquérir il faut d’abord en avoir envie, c’est la question de l’envie qui est vaste, quelqu’un qui a envie, il assimile les techniques.

Pourquoi avoir choisi l’Ariège comme cadre ?

Grâce à Michel. Il a un rapport au territoire qui est particulier, c’est quelqu’un qui est intéressé par la question de la géographie, ce qui n’est pas le cas de tous les directeurs. Pour lui, c’est une chose qui l’intéresse, le voyage, la question des terres qui sont différentes les unes des autres, de ce qui se passe à tel ou tel endroit donc forcément il y a eu des discussions qui se sont tournées vers ça et parce que lui m’a intéressé avec sa personnalité sur ces choses-là.

Y aura-t-il une sélection des participants?

Ce n’est pas le but, on ne sait pas ou rebondissent les rencontres. Ce n’est pas du tout une question d’avoir une idée derrière la tête. La compagnie et les participants sont ensembles sur un séjour assez long, on va voir ce qui peut en sortir…

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mar. 25 | 01 | 11
A la conquête de l’ouest américain

La ruée vers l’or s’est déroulée principalement au XIXème siècle aux Etats-Unis. Celle-ci a lieu lorsque sont découverts des filons d’or, ce métal précieux, dans la région de la Géorgie. Ici, nous sommes en Ariège et la pépite se nomme La Maison Tellier.

Groupe de musique français, dont le style musical se situe entre musique folk, country et blues. L’identité sonore du groupe est un mélange de musique anglo-saxonne, de paroles mélancoliques et de clins-d’œil cinématographiques dont les paroles s’inspirent de l’univers des westerns de Sergio Leone.

Le groupe, au nom de maison de passe emprunté à Maupassant, sera à l’Estive pour nous présenter leur troisième et dernier album L’art de la fugue. Cet album, c’est la fuite en plein ouest, en plein cœur des espaces américains avec leur galerie de personnages marginaux. La fratrie nous ouvre les portes de son univers conscient des dangers d’une telle vie (amour, drogue, goût du risque, criminalité…), sauvage et aventureuse, sincère et authentique.

Babouin introduit ce disque d’une bien belle façon grâce à une jolie ballade pleine d’humilité :

Une Suite Royale est parfaite pour le poker, ce titre mélangeant guitares et trompettes nous transporte dans une virée un peu folle :

Chat perché

Un groupe toulousain, Cats on Trees, assurera la première partie du concert. Le duo mixte pop/électro composé de Nina (chant/piano) et Yoan, batteur, est la découverte du dernier Printemps de Bourges.

Cats on Trees est la réunion de deux artistes qui ont choisi de développer un monde imaginaire dans lequel des animaux étranges parviendraient à vivre au milieu de couleurs vives. Avec un simple mini-album à leur actif, ils forment un tandem à l’univers étrange, attachant et poétique.

Le mélange improbable entre batterie et piano forme une très bonne harmonie, à la fois mélodique et très entraînante. Leur musique, pop, sensuelle et magique, séduit de plus en plus de monde.

Extrait d’un concert de Cats on Trees :

* Concert le samedi 29 Janvier à 20h45 à l’Estive, Salle polyvalente.

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mer. 12 | 01 | 11
L’île..au trésor !


« Sa majesté des mouches », « Robinson Crusoé », « L’île au trésor »… L’île déserte est un lieu unique où peuvent se déployer : rêves, cauchemars, contes, légendes, histoires… Dans ce lieu isolé, coupé du monde, apparemment simple, vide ou quasiment… L’irruption d’êtres humains a une force considérable, les émotions, les relations prennent une autre dimension : les peurs, les peines, les joies, les ambitions, les sentiments… Un effet de grossissement, une énorme loupe sous laquelle l’humanité vit et meurt.

Avec « Une île », François Cervantès nous emmène dans un territoire lointain de légendes, entre réalité et illusion, passé et présent, esprits et êtres humains.
« A la mort d’un peintre, ses amis entreprennent un voyage en mer, pour ramener chez elle la jeune femme silencieuse qui était son modèle. Les voilà qui débarquent sur une ile, tels des naufragés où ils font d’étranges rencontres : l’adolescente et sa mère, le fou, le soldat, le vieil homme, le kamikaze, le sage… »

Suivant le mode d’expression artistique du théâtre de masques, François Cervantès nous invite à faire le voyage dans un théâtre d’ombres et lumières, de visages et de masques. Dans le passé, le masque était le moyen le plus expressif donné aux acteurs pour rendre la physionomie même de leurs rôles, un véhicule d’émotion que l’on retrouve dans toutes les civilisations et ce bien avant l’écriture.

Embarquez pour ce voyage unique aux frontières de l’imaginaire, et vivez au cÅ“ur de cette île pendant deux semaines au milieu de l’océan ariègeois.

Une chasse au trésor… celui qui bat dans chaque être humain !

Reportage parut au journal télévisé de France 3 en Mars 2010 :

Du mardi 18 au vendredi 28 janvier à 20h45 (sauf le samedi 22 à 17h)
(relâche les 23 et 24 janvier) à l’Estive de Foix – salle polyvalente

Le bar de l’Estive sera exceptionnellement ouvert pour cette quinzaine théâtrale (Le bar ouvre ses portes à partir de 13h).

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lun. 10 | 01 | 11
Vivre le grand amour…du cirque

Une belle rencontre furtive et sincère, profonde et légère avec un homme vous attend à l’Estive. Il s’appelle Thomas, il est circassien, il est avec vous sur scène, et il vous raconte en paroles mais aussi en action avec des pirouettes impressionnantes une vraie histoire d’amour.

De tout son être, de tout son corps et de toutes ses forces, Thomas vous parle… Il vous parle d’amour de toutes les manières existantes. Aussi bien de ses histoires d’amour que de celle de princesses… Rire, sourire, émotion, et au final un vrai grand plaisir de cirque et d’histoires.

Pour écouter Thomas parler d’amour, il faut prendre place près de lui (petits et grands), sur ses gradins, tout autour de la piste et se serrer un peu. Pour raconter ses histoires, Thomas apporte tout : ses accessoires, ses costumes, ses instruments, sa passion, son plaisir, son talent et tout ce que son corps sait faire. Il prend aussi les mots, les silences, les gestes hésitants et les envies secrètes.

Alors il se confie, reconsidère les choses, vous frôle de sa roue allemande, esquisse des équilibres… Et on resterait bien encore un peu plus là, à écouter ce héros fragile se dévoiler, s’exposer et partager avec nous ses secrets.

Jaudi 13 janvier à 20h45 à l’Estive de Foix.

Vendredi 14 janvier à 20h45 à La Bastide de Sérou – Salle Jean Nayrou

Samedi 15 janvier à 19h30 à Daumazan – Salle Municipale

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