Archive de décembre 2010

jeu. 23 | 12 | 10
En janvier, l’Estive déroule le tapis rouge pour le Théâtre…

Pendant presqu’un mois, une ville, Foix, s’habille en rouge, pour fêter le Théâtre !

Commerçants, artisans, lieux publics sont associés à cette initiative… Et bien entendu la population, en créant une véritable chaîne de curiosité.

Pour la première fois en France, comme dans une très grande ville, le spectacle Une île, écrit et mis en scène par François Cervantes et interprétée par la compagnie l’Entreprise, est à l’affiche à Foix pendant 2 semaines : « A la mort d’un peintre, ses amis entreprennent un voyage en mer pour ramener sur son île la jeune femme silencieuse qui vivait chez lui et était son modèle… »

Les commerçants disposeront devant leur établissement d’un tapis rouge de bienvenue « Théâtre pour tous ». A l’intérieur de chaque commerce participant à cette action, une carte postale vous sera offerte permettant de bénéficier d’une place au tarif abonnement. Et si vous l’utiliser, une nouvelle carte postale vous sera donné pour un ami, un voisin… Et s’il l’utilise, une nouvelle carte postale lui sera donnée pour un ami, un voisin… Et ainsi de suite…

Cette action sera mise en place à partir du 5 Janvier 2011.

Le spectacle Une île sera joué du mardi 18 au vendredi 28 janvier à 20h45, sauf le samedi 22 à 17h (relâche les 23 et 24 janvier) à l’Estive de Foix.

N’hésitez plus et invitez vos amis, les proches qui ne sont jamais allés au théâtre ou celles et ceux qui n’ont simplement jamais eu l’idée d’y aller, afin de leur faire découvrir un nouvel univers et pourquoi pas leur donner envie de revenir… Partager le plaisir pour commencer l’année 2011 !

Avec la Ville de Foix et le Conseil général de l’Ariège.

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jeu. 23 | 12 | 10
Comme à la maison…

Imaginez-vous, chez vous, dans votre propre cuisine mais dans un pays, une sonorité et une ambiance différente. Dans la lumière de l’aube, un objet, des objets s’animent. Un poste de radio s’allume. Deux personnages, deux danseurs, se réveillent dans cette étrange cuisine.

Le poste de radio réceptif aux moindres coups, aux variations de climat, change rapidement de fréquences et va accompagner les danseurs en parsemant l’action d’humour, de crispations ou de rêveries.

Les deux danseurs vont évoluer dans cet espace quotidien, encombré, tentant de rattraper une avalanche de conséquences, basculements, glissades, percussions… causés par un premier geste malheureux. L’univers familier de la cuisine et les techniques de danse contemporaine, du mime ou de la magie vous entraîneront dans un univers surréaliste à l’imaginaire débridé, une jolie poésie de l’espace, une histoire sans parole d’une précision redoutable.

La maison ? C’est la représentation du monde en plus petit : une certaine façon d’arranger les choses, pour être sûr de les retrouver, à leur place. Et puis un jour, une brèche, un petit glissement… C’est par là que la vie fait irruption.
Ne les laissez pas rentrer chez vous !…

« Nathalie Pernette, une perfectionniste du geste et une obsédée du détail. De quoi décoiffer la maison la mieux tenue » Télérama

Extrait vidéo présentant le spectacle :

« La Maison » par la Compagnie Pernette mardi 11 janvier 2011 à 20h45 à l’Estive de Foix.

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lun. 13 | 12 | 10
L’être humain et la bête

Tout en restant continuellement inspiré par les rappeurs d’outre-Atlantique, le rap français possède sa propre personnalité, oscillant entre revendications sociopolitiques, messages positifs ou festifs et tentation commerciale.

Même s’il est fréquent que les artistes évoluent d’un genre à l’autre, voir mélangeant les styles au sein d’un même album, y dévoilant une certaine hétérogénéité, on peut distinguer quelques constantes dans le rap français.

Représentant deux styles différents, Casey et Rocé seront présents à l’Estive pour un concert qui aura lieu le vendredi 17 Décembre à 20h45 à la salle polyvalente.

Mélangeant rap et poésie dans son dernier album l’être humain et le Réverbère, Rocé s’éloigne un peu de l’actualité mais le contenu reste quand même assez revendicatif avec un peu plus de distance. Le but étant de voyager à travers cet album avec ses textes peaufinés d’un talent indéniable et d’une conscience qui manque souvent au rap français. Le son est brut, clair, pêchu et la spontanéité devient sa règle, le plaisir son horizon. Rocé reste l’un des seuls trentenaires à rapper comme un adulte.

Dans un style plus percutant et plus provocateur, Casey revendique son rap comme étant du rap de fils d’immigrés et non du rap français. Loin du rap commercial qui envahit les ondes françaises depuis quelques années maintenant, le dernier album de Casey, Libérer la bête puise sa force dans l’énergie et le cœur de la rappeuse, sans s’éloigner d’une qualité d’écriture certaine. Casey évoque à la fois l’esclavage et la colonisation, des thèmes ancrés dans le passé et s’élève contre tous les faux rappeurs à la grammaire instable, improbable et horrible qui lui paraissent autant inaudible.

Préférant l’activisme au succès, ces deux artistes redorent l’image du rap sur la scène francophone. La langue française devrait retrouver ses belles lettres.

Clip de la chanson Si peu comprennent extrait de l’album L’être humain et le réverbère :

Clip de la chanson Apprends à t’taire extrait de l’album Libérer la bête :

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mer. 8 | 12 | 10
La résistance s’organise autour de l’Estive

Anna Akhmatova* était une grande poétesse russe, « exilée de l’intérieur » par Staline, elle sera à plusieurs reprises interdite de publication et exclue de l’Union des écrivains soviétiques. Ses poèmes circulent sous le manteau, on les murmure, une poésie de résistance et de clandestinité où chaque mot est un danger.

Lydia Tchoukovskaïa, femme de lettres et écrivain vient rencontrer Anna Akhmatova  « pour affaire ».  On est en 1938, dans les pires années des purges staliniennes. Le fils d’Anna est dans un camp, le mari de Lydia vient d’être arrêté, ensemble elles cherchent le moyen de faire libérer leurs proches. Au fil de ces rencontres clandestines, elles parlent. De littérature, de poésie, de politique mais aussi de petites choses de la vie.

Anna Akhmatova ne peut garder chez elle les poèmes qu’elle écrit. C’est trop dangereux. Elle demande à Lydia de les apprendre par cœur, puis elle les brûle. Lydia, la confidente, la mémoire, tiendra pendant plus de vingt ans le journal de leurs histoires. Elle notera chaque geste, chaque impression, chaque propos de ses rencontres avec Anna Akhmatova.

C’est à partir de ce journal qu’Isabelle Lafon a créé ce spectacle. Une table couverte de livres, des chaises, deux actrices impliquées corps et âme dans ce face-à-face : Isabelle Lafon et sa partenaire Johanna Korthals Altes.

Où se réfugier ?
Où résister ?
Où le théâtre pourrait-il s’installer,
dans la clandestinité à Foix ?

Du 9 au 13 Décembre à 20h45 (sauf le dimanche 12/12)
l’Estive Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, vous guidera dans un lieu secret,
où sera joué « Journal d’une autre » d’Isabelle Lafon.
Un lieu du patrimoine fuxéen, fermé depuis de nombreuses années,
un lieu refuge, un lieu clandestin…
Rendez-vous à l’Estive à 20h45.

Le mardi 14 Décembre à 20h45,
la dernière représentation de « Journal d’une Autre » reprendra le chemin de l’Estive et sera jouée sur la grande scène du théâtre.

* Elena Frolova, venue à l’Estive lors de la saison 2003-2004, est une chanteuse, guitariste, compositrice et comédienne qui a mis en musique de grands poètes russes parmi lesquels figure Anna Akhmatova.

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