Archive de septembre 2010

jeu. 23 | 09 | 10
Partenariat avec le Rotary Club de Foix

Remise de 15 cartes pass –de 18 ans au Lycée Gabriel Fauré de Foix et au Lycée professionnel Jean Durroux

Savez-vous que l’emblème du Rotary Club qui est une roue d’engrenage de 24 dents, est le symbole de la transmission d’énergie ? La  philosophie du Rotary, entre autres est de mettre à profit les relations et contacts pour servir l’intérêt général à travers souvent des programmes humanitaires ou éducatifs…

Comme la saison dernière, dans le cadre d’un partenariat avec l’Estive, le Rotary Club de Foix a décidé d’offrir 15 cartes pass – de 18 ans (5 de plus que l’année dernière) aux internes du Lycée Gabriel Fauré et du Lycée Jean Durroux, partageant ainsi avec l’Estive cette mission d’accès à la culture pour tous et au plus grand nombre, de familiariser la jeune génération au spectacle vivant et de leur faire découvrir l’univers de la création artistique qui abordent les questions, les valeurs du monde et de la société actuelle. Cette génération peut ainsi acquérir un esprit de critique, développer une réflexion mais aussi en échangeant avec les membres du Rotary de Foix  être dans un partage intergénérationnel.  Les élèves internes des deux lycées, en utilisant ces cartes  pourront  voir tous les spectacles de l’Estive de la nouvelle saison.

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jeu. 23 | 09 | 10
Pagnol « made in » Belgique !

A quand le Manneken Pis à Foix?

L’Estive reçoit, les 2 et 3 octobre 2010, une pièce, « Marius, Fanny, César » de Marcel Pagnol joué par une compagnie belge !

Etrange pourrait-on croire ? Mais si on se plonge dans les écrits de Pagnol, on se rend compte que l’auteur s’était inspiré d’une pièce créée en Belgique.

Dans un message dédié en 1960 au public bruxellois pour le cinquantenaire de la pièce « Le Mariage de mademoiselle Beulemans », Marcel Pagnol raconte lui-même la genèse de « Fanny, Marius, César » :

« Vers 1925, parce que je me sentais exilé à Paris, je m’aperçus que j’aimais Marseille et je voulus exprimer cette amitié en écrivant une pièce marseillaise.
Des amis et des aînés m’en dissuadèrent : ils me dirent qu’un ouvrage aussi local, qui mettait en scène des personnages affublés d’un accent aussi particulier, ne serait certainement pas compris hors des Bouches-du-Rhône, et qu’à Marseille même, il serait considéré comme un travail d’amateur. Ces raisons me parurent fortes et je renonçai à mon projet : mais, en 1926, je vis jouer « Le Mariage de Mlle Beulemans » ; ce chef-d’œuvre avait déjà 16 ans et son succès avait fait le tour du monde.
Ce soir-là, j’ai compris qu’une œuvre locale, mais profondément sincère et authentique, pouvait parfois prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier.
J’ai donc essayé de faire pour Marseille ce que Fonson et Wicheler avaient fait pour Bruxelles, et c’est ainsi qu’un brasseur belge est devenu le père de César et que la charmante Mademoiselle Beulemans, à l’âge de 17 ans, mit au monde Marius. Il y a aussi un autre personnage qui doit la vie à la comédie bruxelloise : c’est monsieur Brun qui est assez paradoxalement le fils naturel du parisien Albert Delpierre. J’avais en effet remarqué que son accent faisait un plaisant contraste avec celui de la famille Beulemans et qu’il mettait en valeur la couleur bruxelloise de la pièce. C’est pourquoi, dans le bar marseillais de César, j’ai mis en scène un Lyonnais. »

Marseille – Bruxelles – Foix… Tous les chemins mènent au… plaisir !

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mer. 22 | 09 | 10
Prenez la route 117 avec l’Estive !

Comme la route 66 qui traverse les Etats Unis sur 4.000 km, la route 117, toutes proportions gardées, traverse l’Ariège d’est en ouest. Sur 100 kilomètres,en parallèle des Pyrénées, la 117 croise les paysages ariègeois, les contreforts des montagnes, les entrées des vallées, les rivières comme le Salat, l’Ariège ou l’Hers, des villes comme St Girons, Foix ou Lavelanet, des villages comme Castelnau Durban ou Nalzen…

Comme chaque année, l’Estive vous propose d’ouvrir sa saison avec des spectacles dans les vallées d’Ariège. Cette série va commencer avec les concerts, gratuits, de Jean-Paul Raffit et son septet, « L’élan le plus juste ». Des musiques composées par Jean-Paul au regard de ces paysages et des gens qui l’habitent. Un voyage musical, du classique au jazz, sans oublier le chant et le rock.

Un voyage musical le long de la 117 puisque Jean Paul Raffit sera à Prat Bonrepaux (salle municipale) le vendredi 8 octobre à 20h45, à Rimont (église) le samedi 9 octobre à 20h45, et à Bélesta (salle municipale) le dimanche 10 octobre à 17h.

Alors prenez avec nous la 117 pour découvrir la musique de Jean Paul Raffit, et parcourir l’Ariège d’ouest en est !

Ces soirées sont organisées avec les communes de Prat Bonrepaux, Rimont, et Bélesta, la communauté des communes du Bas Couserans, les Pays Couserans et des Pyrénées Cathares, l’association Jaipat à Rimont, et le conseil général de l’Ariège et la Région Midi Pyrénées.

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lun. 6 | 09 | 10
Être Etrange… Où est la frontière ?


Géographiquement, l’Estive est un théâtre frontalier, avec sa frontière pyrénéenne si proche…
Artistiquement, la Scène nationale de Foix et de l’Ariège tente, avec les artistes accueillis, de repousser les frontières de la création…
En couverture de la plaquette de la Saison 2010/2011, un Être Étrange qui a traversé une frontière encore plus lointaine pour nous rejoindre… Il ne s’agit pas de millions de kilomètres, ni d’années ou de siècles, passés ou futurs… Il vient d’un univers encore plus vaste, infini… Celui de l’imaginaire humain. C’est un être étrange, étranger même aux étrangers, qui est né à l’intérieur de nous-mêmes ; notre inconscient en a accouché… Et le voici parmi nous, dans notre monde, ici.
Avec sa venue, des questions spontanées nous assaillent :
Est-il repoussant ? Fait-il peur ? Que veut-il ? Va-t-on le comprendre ? Saurons-nous l’accueillir ? Ne pas le rejeter ? Tenter de communiquer, apprendre de lui ? Partager avec lui notre pays, avec ses codes, ses coutumes, ses plaisirs et ses contraintes ?….
Sur le fond ou sur la forme des spectacles de cette nouvelle saison, les artistes nous interrogent sur l’étranger, l’étrange étranger, qu’il soit d’un pays lointain ou du village d’à côté, ou encore celui qui arrive où que l’on ne connaît pas, ou encore le poète, l’intellectuel, le fou, l’original, ou l’homme pour la femme et réciproquement la femme pour l’homme, ou tout simplement l’artiste pour le spectateur…
En effet, le langage, les formes, les codes culturels du théâtre et de la danse ne sont pas forcément ceux immédiats de notre vie quotidienne. C’est un monde que celui de la scène, du plateau. On s’en approche, on le découvre, on est touché, il nous devient familier, mais certains en ont peur, d’autres le rejettent… comme étrange… comme étranger.
Et puis le travail des artistes, perpétuellement, est celui de la création, de l’invention de nouvelles formes… à nouveau étrangères… Encore à nous, à nouveau, de faire connaissance et de les accueillir.
La curiosité, le questionnement, et le plaisir… Voilà le passeport humain que vous propose l’Estive. Un document du cœur et de l’esprit que vous pourrez présenter à tout contrôle d’identité.

Michel Pintenet
Directeur

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