Archive de mai 2010

mer. 19 | 05 | 10
Le risque du plaisir – Le plaisir du risque

Le plaisir du risque - Le risque du plaisir

Le Festival Des Journées Particulières met à l’affiche de sa 3ème édition ce que partage le public et les artistes : le plaisir et le risque !

Dans « P.P.P. », Philippe Ménard jongle avec la glace, une matière qui glisse, qui coupe, qui brûle, imprévisible… Le risque sur scène est présent à tout instant, avec ces boules de glaces suspendues au-dessus de sa tête et qui, en fondant, peuvent tomber brutalement. Le plaisir est dans la salle, le public frissonne, de froid pour l’artiste, d’inquiétude pour lui, de surprise pour cet univers étrange qui se transforme…

Pierre Meunier dans « Au milieu du désordre », jongle avec les pierres, les ressorts et les mots. Entre Tati et Devos, il ose une forme théâtrale, la conférence, inhabituelle, intelligente, drôle. On rit, on est étonné…

Angéla Laurier, contorsionniste, dans « Déversoir », raconte avec son corps l’histoire de sa famille et de son frère, schizophrène. Les tourments et les tortures de l’âme se retrouvent dans son corps qui, devant nous, prend des formes et des poses a priori impossibles à tenir. On est silencieux, touché, au bord d’une émotion difficile à retenir..

Quand on rentre dans le chapiteau, en forme de tonneau, du Petit Théâtre Baraque pour « Augustes », on ne sait pas encore que l’on va plonger dans les profondeurs de l’âme de cet être si particulier, le clown. Un théâtre forain constitué d’images fortes, mystérieuses, poétiques qui vont au-delà de l’image folklorique du clown. On s’approche du néant, de l’absolu, mais avec modestie, humilité, et surtout grâce au talent de Branlo et Nigloo…

Jacky Molard et Founé Diarra, et leurs musiciens, se sont rencontrés au Mali, ont joué ensemble, confronté leurs musiques, leurs cultures, ont pris le risque de s’écouter, d’accepter l’autre pour créer une musique vivante, joyeuse pour notre pus grand plaisir. En 1ère partie le suisse Nik Bärtsch, lui, fusionne Steve Reich et James Brown… Incroyable !

Le Festival des Journées Particulières c’est aussi la volonté de présenter des productions artistiques de qualité, nationales et européennes, en Ariège et des productions artistiques locales de qualité nationale. Aussi sous le chapiteau, avant et après les spectacles décrits au-dessus, vous retrouverez : l’énergie de la fanfare, La Friture Moderne, Pape Amath N’Diaye et la musique de son nouveau CD, le jazz de Jean-Paul Raffit, les chansons des Pyrénées Ariègeoises de Revelhet, le blues seventies des Spitfires, le trip hop acoustik de Tremix, et le jazz manouche de Steeve Laffont. Des concert gratuits. Sans oublier les petits plats de l’association « Côté Café ».

Bon Festival !

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ven. 7 | 05 | 10
Un amour… de navette – Laissez-vous transporter !

un amour de navette

un amour de navette

Depuis une semaine, certains d’entre vous auront peut-être remarqué que la navette sillonnant Foix et ses alentours portait le visuel coloré d’un clown, le clown Arletti…

Cette même navette inter-urbaine qui transporte des centaines de personnes pour faire leurs courses ou des choses administratives, roulera gratuitement pour tous sur toutes les lignes de Labarre …à Montgaillard, comme d’habitude mais pour la première fois en soirée.

Le mardi 11 mai à partir de 19h45, laissez-vous transporter vers le spectacle Un amour à l’Estive et ramener à 23 heures à votre arrêt  des lignes habituelles!

Pourquoi cette idée-là ? Parce que c’est une façon de permettre à tous de découvrir le théâtre de l’Estive ou de vous donner le choix de laisser dans le garage votre voiture individuelle …

Le spectacle de danse parle de la rencontre, comment deux personnes étrangères peuvent s’apercevoir, se voir, s’observer, s’approcher, reculer devant l’inconnu pour avancer enfin et afin d’oser se parler et finir par échanger, prendre et apprendre l’un de l’autre. Un amour, c’est la rencontre de deux univers, celui d’une clown (Arletti -Catherine Germain) et celui d’un danseur (Thierry Thieü Niang). Deux modes d’expression différente : la liberté du corps pour l’un, la liberté de la parole pour l’autre vont s’entrechoquer pour faire naître chez le clown un premier pas de danse esquissé et chez le danseur une première parole murmuré…

C’est beau, émouvant, drôle, vibrant comme peuvent l’être les rencontres dans la vie !

Allez, laissez vous transporter…


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